Spécial Anniversaire : Les présidences dans notre histoire
L'ORS Corsica hà 40 anni ! E nostre presidenze
Paul COMBETTE (1986-2004)
Disparu en 2020 à l'âge de 75 ans, le Dr Paul COMBETTE a été le premier président de l'histoire de l'ORS de Corse, qu'il anima durant près de 20 ans.
Fondateur du SAMU 2A, il était une figure du monde hospitalier insulaire et des services d'urgence. Il dirigea durant de longues années le Service d'Aide Médicale d'Urgence et le Service d'Anesthésie-Réanimation du Centre Hospitalier d'Ajaccio. Il fut aussi médecin-chef du Service d'Incendie et de Secours de Corse du Sud de 1983 à 2009.
Conseiller municipal de la ville d'Ajaccio sous la mandature de Charles ORNANO (1975-1994) et conseiller territorial (1992-1998), chevalier de la Légion d'Honneur, décernée suite à son implication dans l'organisation des secours au moment de la catastrophe de Furiani, c'était un homme de convictions et un acteur majeur en son temps de la santé publique en Corse.
Babette BURESI (2004-2010)
Enseignante de profession, Babette BURESI était directrice d'école au quartier Pietralba à Ajaccio lorsqu'elle a été élue à l'Assemblée de Corse en 2004 sur la liste de Camille de ROCCA SERRA. C'est donc sous cette mandature qu'elle prend la présidence de l'ORS de Corse à la suite de Paul COMBETTE.
Elle siège notamment à la Commission Santé de l'Assemblée de Corse. Déjà à l'époque, l'ORSC s'investissait dans la volonté de créer un registre des cancers de la Corse. Sous sa mandature également, plusieurs travaux ont été menés, notamment concernant les problèmes d'obésité chez les enfants.
C'est aussi sous sa mandature que l'ORSC emménage dans les locaux qu'il occupe encore aujourd'hui à l'immeuble Castellani à Ajaccio, mis à disposition dans le cadre de la convention avec l'ARS de Corse. Auparavant, l'Observatoire avait un petit local derrière la clinique ComitI, Boulevard Pascal Rossini.
Fabienne GIOVANNINI (2011-2015)
C'est sous sa présidence qu'est créé et mis en place le Registre Général des Cancers de la Corse après un long combat pour arracher cet outil structurant pour la santé publique en Corse.
Elle a oeuvré à sécuriser les conventions avec la Collectivité de Corse alors que l'ORSC était dans une situation délicate. Elle fait inscrire l'ORS également en 2015 au Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC) comme outil d'enquête et d'analyse pour la Collectivité de Corse.
Conseillère municipale de Bastia (2008-2014), conseillère territoriale (2010-2020), elle a été conseillère exécutive (2015-2018) sous la mandature de Gilles SIMEONI, en charge notamment de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et de l'énergie. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle quitte la présidence de l'ORSC par déontologie ne souhaitant pas cumuler une double fonction de présidence. Durant ses mandats, malgré la compétence d'État, elle a toujours prôné "l'interventionnisme en matière de santé". Ce pourquoi elle s'est fortement engagée en faveur de la réalisation d'un registre des cancers pour la Corse.
Elle reste membre du Conseil d'Administration de l'ORSC jusqu'en 2025, date à laquelle elle intègre les équipes de l'Observatoire.
Paul André COLOMBANI (depuis 2015)
Élu à l'assemblée de Corse de 2015 à 2020 où il a notamment coprésidé la Commission Santé, il est le président de l'ORSC actuellement en exercice depuis 2016.
Médecin généraliste de Zonza à Santa Lucia de Porto Vecchio, membre de l'Union Régionale des Professionnels de Santé, il est député de la 2è circonscription de Corse du Sud à l'Assemblée nationale où il siège depuis 2017 dans le groupe Liberté Indépendants Outremer et Territoires (LIOT). Il siège actuellement au sein de la Commission des Affaires Sociales du Palais Bourbon après avoir été membre de la Commission de l'Aménagement du Territoire.
C'est donc son second mandat. Il y défend entre autres les dossiers de la santé, notamment la lutte contre les déserts médicaux et les inégalités dans le monde rural, la volonté de la Corse de disposer d'un Centre Hospitalier Universitaire, les difficultés pour les Corses à se faire soigner en Corse du fait de l'éloignement insulaire, ou encore la lutte contre la mortalité infantile.
